François
Différentes épreuves de vie m’ont mis en route vers un travail intérieur qui relevait de la nécessité: changer ou collapser. J’ai alors suivi diverses pistes, de la thérapie à la méditation et au chant sacré, en passant par Communication NonViolente et les groupes d’hommes.
Puis, le tantra a commencé à apparaître sur mon radar et j’ai fini par me lancer. J’ai été conquis! J’étais bluffé par ces gens qui me semblaient parvenir à être si naturels, par la qualité de relation qui naissait des rencontres, par la joie de vivre dans l’atmosphère et, surtout, par la profondeur de ce que les pratiques venaient toucher chez moi.
Pour moi, le tantra reste, pour l’instant, l’«ultime frontière» du développement personnel, l’endroit où l’on peut aller le plus en profondeur, en particulier parce que l’on touche à des thématiques que notre société évite ou diabolise, la sexualité en premier lieu. Le tantra n’est pas que la sexualité, c’est bien plus large que cela, mais où d’autre peut-on en parler avec autant de franchise, dans un cadre aussi sécurisé?
Compagnon d’Aïma, j’ai vu naître Tantra Jeunes, sans être directement impliqué dedans. Et puis, récemment, Aïma et Alex m’ont proposé de reprendre l’organisation. Je n’ai pas hésité longtemps. Quand je repense à mon propre chemin, qui a mis tant de temps à prendre les traverses, je suis réjouis par chaque jeune qui s’engage sur une voie de transformation, qui refuse de suivre les ornières tracées par notre société, qui rêve d’un monde où l’humain a plus d’importance que l’argent. Je suis heureux d’être au service de cela en gérant l’organisation.
“Ne jamais oublier que tout est en même temps vain, précaire, fragile, parfait et inouï."